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January 14

Sa chose

Je détestais cette emprise qu’il avait sur moi. Un mélange de sadisme et de dépendance qui me dégoûtaient à chaque rencontre pourtant, pourtant oui, je me retrouvais une fois de plus  devant cette porte qui allait s’ouvrir sur l’homme qui me tenait.
J’avais baissé les yeux en croisant Ninon dans l’escalier. Cette petite voisine, à la retraite depuis des années déjà,  m’avait pourtant accueillie les bras ouverts qqs mois auparavant « enfin une jolie fleur dans notre immeuble centenaire… Je connais Xavier depuis qu’il est enfant, je vois bien que vs êtes faits l’un pr l’autre » avait elle dit le plus naturellement du monde le sourire aux lèvres.
A l’époque j’y avait cru de toute mon âme. Maintenant elle me croisait sans un mot, honteuse pensais je, d’assister à cette métamorphose. Du chaste Lys j’arborais désormais les couleurs sanguines d’une plante vénéneuse, outrageusement « peinte ».
« Viens là »
La porte ct ouverte sur l’homme à qui j’appartenais et qui ne m’avait pas encore fait l’amour une seule fois en quatre mois de liaison, de dépravation et d’abandon. Car oui, il m’abandonnait à d’autres mains que les siennes, des mains avides de sensations et rarement tendres et délicates, exceptées celles de Laure qui, un soir, m’avait entrainée sur des rives saphiques. 
Ce parfum qui m’enveloppait tout à coup j’avais appris à l’aimer. Forte, suave, épicée et aux senteurs orientales cette fragance m'avait tout d’abord donné des maux de tête épouvantables. Maintenant je l’avais constamment en mémoire pour peu que mon Maître m’abandonne à mon triste sort ne serait ce qu’une semaine. Seule, sans nouvelles, sans MA drogue. Je restais alors prostrée, agenouillée devant l’autel de mes incertitudes avec pour seuls compagnons les nuits de débauche auxquelles je consentais et ce parfum dont jt désormais marquée au fer rouge sang.
Il était seul et lorsque je quémandais une caresse j’eu seulement l’aumône d’une main glissant lentement sur ma colonne vertébrale alors qu’il faisait glisser sans préambule la petite robe noire qu’il m’avait demandé de porter cet après-midi. La finesse d’une dentelle noire et l’élégance d’un satin mat naissaient alors sous ses yeux que j’aurais voulu amoureux. Une lingerie nouvelle, à chaque rencontre, et cette fois-ci un porte jarretelles des plus sexy dessinait mes hanches. Il me poussa sans égard sur le lit non sans m’avoir mater comme une marchandise que l’on s’apprête à consommer sans modération. Sa froideur et son détachement me rendaient à la fois folle de détresse et encore plus dépendante. Mais que m’arrivait il, qu’avais je fait pour mériter cela ?
« Tourne toi, montre moi ton petit cul de s..... »
Je lui tournais donc le dos à l’affût d’un autre ordre que j’aurais été dans l’incapacité de refuser quoi qu’il arrive.
« Tu es à moi, bouge toi, donne moi envie de te prendre, caresse toi » et je m’exécutais en entendant le bruit mat et sourd des vêtements qu’il enlevait les uns après les autres. Je pris alors appui sur mes coudes et d’un geste il m’intima l’ordre de croiser mes mains derrière la nuque.
« Comme ça, je te veux plus soumise»
Mes seins, emprisonnés dans une lingerie délicate qui mettait mes formes en valeur, se frottaient aux draps immaculés du grand lit de style colonial. Je dressais mes fesses comme pr mieux mériter une punition pr laquelle je plaidais déjà coupable, folle que j’étais. Le dos naturellement cambré, mes cuisses largement écartées reposaient à plat sur la couche. Je le sentis s’agenouiller entre mes cuisses et le contact de sa peau me fit frissonner. Il se moqua de moi tout en guidant sa q.... à l’entrée de mon sexe en appuyant fortement ses mains sur mes omoplates. Cette position était des plus inconfortables mais j’étais là pour souffrir, c’est ce qu’il voulait aujourd’hui je le sentais. Mais il allait me prendre, enfin, et je ne voyais que ça. Je le méritais enfin, moi sa chose.


très bientôt la suite...





January 09

Adrienne Pauly "J'veux un mec"

 

Familiarité

La bouche sensuelle et l'air un peu canaille,
Elle sait, avec art, s'attacher un amant ;
Et, lorsqu'on parle d'elle, on dit élégamment :
C'est une femme qui prend l'homme par la taille".
Anonyme (1927)



August 22

Echange

De sa bouche il cherchait une source tarie

Dont la mousse arrêtait le cours interrompu :

Et sa lèvre mouillait une lèvre fleurie

Pour étancher sa soif en son cour non repu.


D'une tige éperdue aspirant la corolle,

Farouche elle absorbait chaque trésaillement,

Consacrant son désir quelque course folle

Dont le but est l'étrange ivresse d'un moment.


Le silence imprimait de plaintives minutes :

Leurs corps ne comptaint plus les successives chutes

Vers le gouffre où notre innocence s'immola.


Soudain l'ombre exila la lumière ébouie,

Et dans un même élan, la fleur épanouie

Répandit sa rosée et la source coula.


Jacques Brindejont-Offenbach (1927)

June 30

Alfred de Musset

Chantez, chantez encor, rêveurs mélancoliques,

Vos doucereux amours et vos beautés mystiques

Qui baissent les deux yeux ;

Des paroles du coeur vantez-nous la puissance,

Et la virginité des robes d’innocence,

Et les premiers aveux.

 

Ce qu’il me faut à moi, c’est la brutale orgie,

La brune courtisane à la lèvre rougie

Qui se pâme et se tord ;

Qui s’enlace à vos bras, dans sa fougueuse ivresse,

Qui laisse ses cheveux se dérouler en tresse,

Vous étreint et vous mord !

 

C’est une femme ardente autant qu’une Espagnole,

Dont les transports d’amour rendent la tête folle

Et font craquer le lit ;

C’est une passion forte comme une fièvre,

Une lèvre de feu qui s’attache à ma lèvre

Pendant toute une nuit !

 

C’est une cuisse blanche à la mienne enlacée,

Une lèvre de feu d’où jaillit la pensée ;

Ce sont surtout deux seins

Fruits d’amour arrondis par une main divine,

Qui tous deux à la fois vibrent sur la poitrine,

Qu’on prend à pleines mains !

 

Eh bien ! venez encor me vanter vos pucelles

Avec leurs regards froids, avec leurs tailles frêles,

Frêles comme un roseau ;

Qui n’osent du doigt vous toucher, ni rien dire,

Qui n’osent regarder et craignent de sourire,

Ne boivent que de l’eau !

 

Non ! vous ne valez pas, ô tendre jeune fille

Au teint frais et si pur caché sous la mantille,

Et dans le blanc satin

Les femmes du grand ton. En tout tant que vous êtes,

Non ! vous ne valez pas, ô mes femmes honnêtes

Un amour de catin !

 
Laissez vous griser et laissez un message tendre ou vénéneux à souhait ;-)



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Né_wrote:
Bonjour,
Je pense que la littérature érotique est tellement, beaucoup plus forte que n'importe quelle image, photo ou film érotique, car elle laisse la porte ouverte à l'imaginaire, qui lui, est sans retenue, et nourri de nos propres fantasmes.
Bonne soirée
 
June 5
Dragonwrote:
Mes Hommages Belle Soumise,
Il est fort plaisant de lire le récit de vos ébats...
Adepte de la Domination / Soumission, j'ai l'heureux privilège de partager le quotidien d'une Divine Soumise s'offrant à moi dans une totale Obéissance !
Ressentant le besoin cérébral de la posséder, elle m'a laissé la faire évoluer en véritable Femme Objet de tous les Plaisirs, tel un Écrin de Jouissance appréciant, sous une torride excitation, se comparer à une Poupée gonflable servant de "vide couilles"à tous nos convives...
Étant très voyeur, je me délecte de la contempler prendre du Plaisir et l'entendre jouir mélodieusement !
Après quoi, en Divine Soumise, elle se présente aux pieds de son Seigneur et Maître, pour que je lui administre la punition tant métitée pour avoir autant jouit...
Apr. 30
Blasé le petit James. Peut-être veut-il nous mettre une grosse pêche? Désolé pour la petite allusion au roman... mais je n'ai pas pu m'empêcher... Pour ce site, je dirais que je me sens dans une atmosphère teintée d'absinthe et cela me replonge dans le Moulin Rouge de Lurhmann. L'acte érotique mérite un peu de subtilité sans quoi il n'est plus qu'un acte barbare avec pour seul d'intérêt celui que lui trouve les cochons... se reproduire. nous ne sommes pas des bêtes d'élevage. Nous espérons être un peu plus élevés que ça et cela donne naissance à l'érotisme et au charme monsieur. Salutations distinguées. Jad ")&("
Feb. 9
  quelle érudition ! mais,cela se concretise au moins ? es il besoin d'une telle culture pour narrer une banale
 étreinte érotisée ,prompte à enflammer la moindre vierge effarouchée !who's next ?
Jan. 19
Hi !
Etrange, mais oui...
-ELLE- viendra revoir la suite...
Jan. 10
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CURIEUSE "Curiosité. Vilain défaut de l'esprit féminin. L'envie de savoir si oui ou non une femme se consume de curiosité est l'une des passions les plus actives et les plus insatiables de l'âme masculine"
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